Premières caméras de l'histoire

Les années 1890 marquent la volonté de développer des "photographies mouvementées". Jame Muybridge développe dans ces années là le zoopraxiscope qui projète des décompositions animées du mouvement d'animaux. C'est le premier projecteur grand public de l'histoire. Avec l'invention par l'américain John Carbutt en 1988 du support souple et transparent en nitrate de cellulose destiné à l'appareil photographique Kodak, les balbutiements du "précinéma" prennent fin. Le duo américain Dickson et Edison s'emparent de ce format de film 35mm et présentent le Kinétoscope : la première caméra de l'histoire fonctionnant avec une came à crochet, brevetée le 24 août 1891. De nombreux films sont tournés, et projetés uniquement de façon individuelle. D'autres inventeurs tournent autour de la question, mais ce sont les frères Lumière, en particulier le cadet Louis, qui révolutionnent le procédé en permettant pour la première fois des projections publiques de films. Ils inventent et brevètent le Cinématographe en 1895 et sont considérés encore comme les inventeurs du cinéma comme spectacle.

Le début d'un art et d'une industrie

Le cinéma prend très vite de l'ampleur. Il apparaît pendant la révolution industrielle comme un nouveau format jamais vu auparavent. La photographie à l'époque semblait presque un substitut à la peinture. Mais le mouvement au cinéma n'a plus les contraintes spatiales ou temporelles du théâtre, la narration est mise en avant dans le processus. De plus, un nouvel univers inexploré des possibles s'ouvre au monde. La caméra peut être mise n'importe où et peut se déplacer. Le point de vue est libre, il peut être fixé aussi bien dans un salon avec des acteurs que sur un ciel, un paysage, un bâtiment, un doigt. Dès 1905, 20% de la population américaine se rend au cinéma chaque semaine, dans les nickelodeon, les salles bon marché qui se trouvaient déjà au nombre de 10000 aux Etats-Unis. Le cinéma devient rapidement une industrie, mettant en avant des stars comme Mary Pickford, développant des productions de plus en plus grandes, adaptant des scène de la Bible ou de la littérature.

Première révolution : le son

Dans les années 1920, le Vitaphone permet d'avoir du son synchronisé avec la vidéo, mais la technologie n'est pas assez satisfaisante. C'est la piste optique, inventée juste après, gravant le son sur le côté de l'image de la bobine de film qui révolutionne réellement le son au cinéma. Les films sont alors applatis en largeur et passent de formats 4:3 à quasiment carré (1:1.17). Le son s'impose partout en 1930, malgré la résistance liées aux craintes des barrières de langue et aux visions de l'époque qui s'opposaient pour des raisons esthétiques. A présent, un plateau de cinéma ne peut accueillir qu'un film à la fois, plusieurs corps de métiers coopèrent et le fameux "Silence ! On tourne" change la donne. Les caméras doivent devenir silencieuses. On voit également certaines stars comme John Gilbert déchoir à cause de leur voix.

Deuxième révolution : la couleur

Dès les années 1890, des dessins animés image par image sont crées, certains colorisés comme Serpentine Dance de 1895 teintée à la main. Pour les films, il y a plusieurs techniques pour obtenir de la couleur à cette époque. La première est de coloriser les différentes scènes par immersion dans des bains transparents colorés, avec des couleurs de bain différentes selon les scènes. La seconde est la colorisation à la main par pochoir. Technicolor propose plusieurs procédés permettant de coloriser des films, le plus convaincant à trois pellicules sort en 1928, mais est peu utilisé car très onéreux. L'Allemagne nazie investit dans la technologie au profit de leur propagande et accélèrent l'évolution de la technologie. Lorsque des grosses productions Technicolor passent au grand écran, des débats encore plus virulents que le son opposent deux camps. C'est très lentement jusqu'aux années 1940 voire 1950 que le cinéma couleur finit par être accepté par tous, pour tous types de films, même les drames.

Troisième révolution : le numérique

De nombreuses technologies ont amélioré les caméras pendant des décennies, comme le CinémaScope ou l'IMAX. Dans les années 2000, le véritable bouleversement est l'avènement du numérique. En 1999, Texas Instrument lance le DLP Cinema. Cette année là, les premières projections numériques publiques sont réalisées, avec une résolution de 1280 pixels par 1024 pixels. C'est une regression de qualité, car les caméras 35 mm sont considérées comme équivalentes à 4000 lignes de résolution. C'est quasiment une guerre qui se déclare entre les anciens cinéastes, les producteurs de caméras analogiques et tous les corps de métiers liés aux caméras 35 mm et les entreprises comme Sony qui développent très rapidement des technologies numériques de plus en plus performantes. Un des avantages majeurs est de donner la possiblité à tout le monde de pouvoir filmer. Un quart de siècle plus tard, une nouvelle révolution est en marche : le développement de l'intelligence artificielle.

Zoopraxiscope présenté à l'Exposition Universelle de 1893


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