La Guerre des Etoiles de 1977
La fermeture de La Fox et de la plupart des départements d'effets spéciaux oblige Georges Lucas à développer sa propre structure, Industrial Light and Magic (ILM), alors que toute une génération de « truquistes » vient de prendre sa retraite. Douglas Trumbull, co-superviseur des effets de 2001, l'Odyssée de l'Espace, lui propose son assistant, John Dykstra, pour répondre aux besoins de ce projet ambitieux. La quantité d'effets à produire est énorme au regard du budget et des techniques disponibles, et la volonté de Lucas de donner l'impression de suivre réellement des vaisseaux spatiaux en action, sans perte de qualité visuelle, oblige à changer de conceptions techniques. La Guerre des Etoiles se place comme l'enfant légitime de 2001 l'Odyssée de l'Espace en terme d'effets spéciaux. Il en reprend toutes les techniques, mais pour un plus large public, comme le stop motion pour les déplacements des vaisseaux spatiaux ou la réalisation de certaines images comme les hologrammes, le recours à un story-board animé pour préparer le tournage des scènes à effets, de nombreuses et très grandes maquette. La suite des films va ensuite s'adapter en fonction de l'évolution des technologies par ordinateur et suivre le cours des améliorations des effets spéciaux.
Des innovations numériques et technologiques : vers une nouvelle ère des effets spéciaux
2001 de Kubrick a ouvert la voie à La Guerre des étoiles, de George Lucas, dont le succès entraîne les effets spéciaux vers une nouvelle ère : dorénavant, ils sont créés par des sociétés spécialisées telles qu'Industrial Light and Magic (ILM), fondée par Lucas pour son film et qui sera rapidement concurrencée par d'autres structures à travers le monde. La numérisation progressive dans les années 1980 des effets visuels contribue à les internationaliser : des sociétés spécialisées se créent en tous pays, Chine, Inde, Nouvelle Zélande, Afrique du Sud, Allemagne, Grande-Bretagne, Canada, Belgique, France, etc. Les outils numériques prolongent ceux qui les ont précédés, leur rapidité d'emploi et leur qualité d'exécution assurant leur généralisation. Si de nouvelles concurrences naissent, l'activité via le cloud permet de répartir le travail entre plusieurs sociétés, au gré des spécialités de chacune et des crédits d'impôt spécifiques de chaque pays concerné. Dans les années 2010, avec la numérisation totale, du tournage jusqu'à la diffusion, de la chaîne cinématographique, les effets visuels envahissent encore plus les écrans qu'auparavant, pour leurs propriétés spectaculaires (films de super-héros, historiques, de science-fiction) mais aussi et surtout pour des retouches imperceptibles de corps et de décors (jusque dans des films d'auteur tels que Amour de Haneke ou De rouille et d'os de Audiard).
Star Wars, Georges Lucas, 1977.
Effets Spéciaux du film par Honor The Force